COMMUNIQUÉ. Un budget qui fait l’unanimité : insatisfaction générale en Acadie du Nouveau-Brunswick!

Belle-Baie (N.-B.), 20 mars 2024. La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) dénonce le budget provincial présenté le 19 mars par le ministre Ernie Steeves. Prenant acte de l’insatisfaction générale au sein de la société civile acadienne et francophone, la SANB joint sa voix aux municipalités, aux artistes, aux travailleur‧se‧s et aux aîné‧e‧s pour affirmer que le budget Steeves est un exercice décevant et frustrant pour quiconque a à cœur les gens d’ici. Son manque de vision et son manque d’engagements structurants pour régler les crises auxquelles la population fait face, se répercutent aussi, évidemment, dans les Langues officielles, qui sont encore une fois mises de côté.

La présidente de la SANB, Mme Nicole Arseneau-Sluyter, ne mâche pas ses mots : « Le gouvernement Higgs nous a habitué à ignorer les besoins de la population, en particulier de la communauté acadienne et francophone. Ce n’est pas une surprise pour personne. Que ce soit l’économie du Nord, nos écoles, nos droits linguistiques ou tout simplement les diverses crises majeures qui secouent le domaine de l’habitation et du logement, le ministre Steeves confirme sa déconnexion totale avec la vie réelle. Nous nous attendons à mieux (de moins en moins, mais quand même) de la part d’un gouvernement qui génère des surplus sur le dos des transferts fédéraux et grâce aux taxes qu’on paie. »

La situation économique actuelle et surtout le ralentissement économique qui se profile à l’horizon rendent encore plus criants l’urgence d’investir dès maintenant. Ce sont les plus vulnérables qui sont encore une fois abandonnés par leur gouvernement, en particulier les aîné‧e‧s. Cela est indigne d’une société aussi riche que le Nouveau-Brunswick. La SANB note que la même chose apparaît clairement du côté des droits linguistiques et du développement des régions acadiennes.

« La grande oubliée du budget, c’est l’Acadie », tonne la présidente Arseneau-Sluyter. Elle insiste : « Alors que les besoins sont urgents pour freiner le déclin du français, notre gouvernement tourne le dos à sa population. C’est inacceptable. Il octroie un gargantuesque 3 000 $ d’augmentation pour le Commissariat aux langues officielles dans le présent budget. On croit rêver… Et pour un gouvernement aussi préoccupé d’économie, on se demande si le premier ministre et son cabinet ont déjà emprunté la route 11, qui aurait bien besoin d’être élargie au nord de Bouctouche, par exemple. Nos régions francophones du Nord sont en grand besoin d’un vrai plan de développement. »

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La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick souligne depuis l’été dernier cinquante ans de luttes collectives en faveur de l’épanouissement de la communauté acadienne et francophone de la seule province officiellement bilingue au pays. Elle travaille présentement sur la mise en place d’initiatives régionales pour stimuler la participation citoyenne, sur la concertation du milieu associatif et sur l’organisation d’États généraux de l’Acadie du Nouveau-Brunswick.

Pour toute demande d'entrevue ou complément d'information, contactez Sébastien Lord-Émard, directeur du développement.
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