Services en français toujours fragilisés : La SANB réagit au rapport annuel 2024-2025 de la Commissaire aux langues officielles du NB

Petit-Rocher (Nouveau-Brunswick), le mardi 10 février 2026 -  La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) réagit au rapport annuel 2024-2025 présenté aujourd’hui par la Commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Mme Shirley MacLean.

Selon le rapport, le Commissariat aux langues officielles a reçu 125 plaintes entre le 1er avril 2024 et le 31 mars 2025. De ce nombre, 62 plaintes étaient recevables, dont 43 liées à un manque de service en français. Ces données démontrent que les plaintes relatives aux services en français demeurent majoritaires parmi les plaintes recevables, ce qui soulève des préoccupations quant au respect des droits linguistiques de la communauté acadienne et francophone.

Le rapport met en lumière des enjeux persistants en matière d’accès aux services publics dans les deux langues officielles, particulièrement dans le secteur de la santé. La SANB partage les préoccupations exprimées par la commissaire concernant l’accès aux services de santé dans notre langue, notamment en ce qui a trait aux plateformes numériques, où l’égalité de service n’est pas assurée.

« Les constats du rapport confirment que, pour trop de citoyennes et citoyens, l’accès aux services en français n’est toujours pas garanti. Cette réalité est particulièrement préoccupante lorsqu’il s’agit de services essentiels comme la santé », a déclaré Nicole Arseneau-Sluyter, présidente de la SANB.

Le rapport souligne également des manquements répétés, malgré les recommandations formulées par le Commissariat, et l’absence de mécanismes permettant à la commissaire d’en assurer la mise en œuvre. Pour la SANB, cette situation fragilise l’application de la Loi sur les langues officielles et contribue à la répétition de problèmes déjà connus.

Par ailleurs, le rapport attire l’attention sur le déclin continu du poids démographique du français au Nouveau-Brunswick. Il rappelle que, bien que l’immigration francophone soit un levier important, elle ne peut à elle seule enrayer cette tendance.

« Le rapport rappelle clairement que la vitalité du français au Nouveau-Brunswick ne peut plus être tenue pour acquise. Le déclin démographique observé exige des choix politiques cohérents et des mesures structurantes pour assurer la pérennité de notre langue », a ajouté Mme Arseneau-Sluyter.

La SANB accueille favorablement l’appel de la commissaire à une révision de la Loi sur les langues officielles, annoncée par le gouvernement d’ici 2026, et invite le gouvernement du Nouveau-Brunswick à donner suite aux constats et recommandations du rapport 2024-2025 afin de garantir le respect des droits linguistiques de l’ensemble de la population. 

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