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Petit-Rocher (Nouveau-Brunswick), le jeudi 10 septembre 2026 – La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) amorce sa rentrée politique en plaçant au cœur de ses interventions un principe qui devra guider ses réflexions et ses revendications au cours des prochains mois : vers une autonomie institutionnelle pour une égalité réelle.

Au cours de la saison estivale, plusieurs enjeux et décisions prises par le gouvernement du Nouveau-Brunswick ont fait les manchettes, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la justice. Bien que ces dossiers soient distincts, ils témoignent d’une réalité commune : les décisions qui touchent directement l’Acadie du Nouveau-Brunswick sont trop souvent prises sans que celle-ci dispose des pouvoirs et de la capacité décisionnelle nécessaires pour répondre pleinement à ses propres besoins.

À la suite des États généraux de l’Acadie du Nouveau-Brunswick, tenus en juin dernier, la nécessité de renforcer la capacité collective de l’Acadie à agir sur son propre développement s’est imposée comme l’un des principaux thèmes des discussions.

« Les événements des derniers mois nous rappellent que les décisions prises par le gouvernement ont des conséquences directes sur la vitalité de l’Acadie. Que ce soit en santé, en éducation ou en justice, nous devons nous assurer que les décisions qui touchent notre peuple tiennent compte de nos réalités, de nos besoins et de nos aspirations », affirme Gérald Arseneault, président de la SANB.

Pour la SANB, l’autonomie institutionnelle constitue un moyen de permettre à l’Acadie du Nouveau-Brunswick d’exercer davantage de pouvoir sur les décisions qui la concernent. L’objectif demeure l’égalité réelle : donner à l’Acadie les moyens nécessaires pour répondre à sa propre réalité et assurer sa vitalité et son développement.

« L’égalité ne signifie pas toujours offrir exactement la même chose aux deux groupes linguistiques. L’égalité réelle exige que nous tenions compte de la réalité particulière de l’Acadie et que nous lui donnions les moyens nécessaires pour assurer son développement », poursuit M. Arseneault.

La révision actuelle de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick représente à cet égard une occasion importante pour le gouvernement d’adopter des mesures positives permettant d’assurer une véritable égalité dans la prestation des services publics, notamment en santé et en éducation.

« Nous devons également être prêts à parler de pouvoir. Qui définit les priorités? Qui prend les décisions? Qui détermine les ressources nécessaires? L’Acadie du Nouveau-Brunswick doit pouvoir jouer un rôle beaucoup plus important dans les décisions qui touchent son avenir », affirme le président.

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