Ali Chaisson
Leader de la francophonie atlantique, entrepreneur et homme d’influence
Celui qui se décrit comme un militant et un patriote acadien est reconnu comme un grand bâtisseur, passionné et fonceur. Il a reçu les plus hautes distinctions de la Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador en 2016. Il a été fait membre de la Compagnie des Cent-Associés francophones en 2022 pour sa contribution à la promotion et à l’enrichissement de la langue française au Canada. Né en avril 1971 à Stephenville (Terre-Neuve-et-Labrador), il a grandi dans une famille ouvrière de quatre enfants. Son père a œuvré sur les chantiers de construction où il était opérateur de grue. Sa mère, artisane-couturière, était celle qui gardait vivante la langue française. « Sans l’acharnement de certains professeurs de la péninsule de Port-au-Port, la survie du français était menacée », énonçait celui qui a cofondé l’organisme Franco-Jeunes de Terre-Neuve et du Labrador (FJTNL) en 1988. Diplômé en sciences politiques à l’Université de Moncton en 1994, il devint directeur général de la FJTNL en 1994, puis directeur général de la Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador jusqu’en 2005. En 2006, il exerçait un poste de conseiller politique à Ottawa.
Il s’engage en 2007 dans le virage des entreprises du secteur de l’énergie. Dans une période fébrile pour l’exploration et la mise en valeur des hydrocarbures, il sera consultant, gestionnaire et lobbyiste pour plusieurs entreprises canadiennes et étrangères. Dans une période d’excitation et de creux économiques, il a aussi fondé trois entreprises d’exploration des hydrocarbures œuvrant dans la région Atlantique et offshore au Labrador. Il nous dit avoir appris en accéléré les négociations, la diplomatie et la prise de risques ! En 2016, il a été nommé directeur général de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB). La mission est noble : « défendre les droits des francophones, soutenir le développement des communautés francophones, et surtout, rendre possible le droit de rêver à un avenir meilleur pour les Acadiens francophones qui font 31 % de la population du Nouveau-Brunswick. »
Le dialogue des affaires demeure le même aujourd’hui : « être à l’écoute, être persévérant, et manifester une attitude positive pour entrer en communication avec tous les joueurs, peu importe la couleur de leurs allégeances politiques ou leurs priorités stratégiques. » Le père de jumeaux de 14 ans et ancien membre des Forces armées canadiennes nous livre quelques conseils : « travailler fort et se dépasser — c’est une façon de redonner aux citoyens et de contribuer au bien public ; toujours jouer franc-jeu et cultiver les valeurs d’intégrité, de loyauté et de fidélité… »