Bernard Thériault

Bernard Thériault

Maire de Caraquet, historien et homme politique

Né en novembre 1955 dans une famille ouvrière de Caraquet, il a obtenu en 1977 le baccalauréat ès arts à l’Université de Moncton, avec une majeure en histoire. Le leader qui a terminé ses études secondaires chez les pères eudistes se dit de tradition chrétienne. Il reconnaît l’immense apport des différents ordres religieux dans le développement social de l’Acadie au cours du 20e siècle. « Les pères eudistes ont certainement transmis la nécessité de préserver la langue ainsi que l’amour des arts. » En 1978, il entreprenait le programme de maîtrise en histoire à l’Université Laval.

Lors de l’élection provinciale de 1987, il est élu député dans la circonscription de Caraquet, au sein du gouvernement libéral de Frank McKenna. Il sera présent à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick jusqu’en 2000. Il sera ministre des Pêches de 1994 à 1997, et enfin, ministre aux Affaires intergouvernementales, autochtones et francophones. Au cours de l’année 1999, il est réélu député dans sa circonscription, jusqu’à sa démission en 2000. De 2001 à 2005, il œuvre à la gestion des pêches pour le ministère fédéral des Pêches et des Océans. En 2003, l’employé de l’État est nommé directeur des pêches autochtones pour la région du golfe du Saint-Laurent, au même ministère. Le leader retourne sur le terrain de la politique active en 2006. Il occupe dorénavant le rôle influent de chef de cabinet du premier ministre libéral Shawn Graham jusqu’en 2010. Dans les années qui ont suivi, il a consacré ses énergies au développement de sa communauté dans les chantiers de la culture et du patrimoine.

Celui qui a écrit sur la société secrète de l’Ordre de Jacques-Cartier (1926 -1965), aussi dénommée en Acadie « La Patente » (1934-1965), s’engage en 2015 dans un rôle de chroniqueur au journal l’Acadie Nouvelle. En mai 2022, il sera élu maire de Caraquet. Il va alors établir sa gouvernance sur des principes simples : assurer la transparence au conseil municipal, agir sans délai pour le peuple et déployer toutes les énergies possibles ! « Les Acadiens de la Péninsule ne sont aucunement « menacés » par le bilinguisme. D’ailleurs, les résultats du recensement de 2016 montrent que 50 % des résidents des régions acadiennes reconnaissent l’usage des deux langues dans leur vie. »

Un retour sur sa vie parlementaire : la prise en compte de toutes les diversités culturelles ainsi que le plein respect des droits des Autochtones constituent des éléments essentiels dans les décisions de l’État. Avec fierté, il relate la conclusion de la commission de la Ville de Caraquet sur l’immigration. Il faut reconnaître les acquis professionnels de la main-d’œuvre immigrante, organiser une structure d’accueil et enfin, offrir un accès au logement.

Ses conseils aux jeunes : « Travailler sa curiosité; résister à l’individualisme — l’avenir appartient aux gens grégaires; faire des expériences et développer le goût de la différence. »

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