Isabelle Thériault

Isabelle Thériault

Musicienne des grandes tournées mondiales, directrice musicale, entrepreneure devenue députée vedette de la circonscription de Caraquet et enfin, ministre provinciale

C’est lors du déjeuner du samedi servi au restaurant Le Caraquette que je fais connaissance avec une élue franchement dynamique à la personnalité pétillante. Vivement appréciée dans sa communauté, elle se démarque par son sens de l’organisation, ses capacités relationnelles et son sens du dévouement. La musicienne devenue députée a décidé « de travailler à l’avancement de sa communauté francophone ! »

Celle qui a grandi à Shippagan doit toute son admiration aux religieuses du Collège Jésus-Marie qui lui ont enseigné le piano et le solfège. Élève douée, elle a suivi les enseignements de Mathieu Duguay avec lequel elle a appris le répertoire baroque et la maîtrise du clavecin et de l’orgue ! Sa carrière professionnelle a commencé comme pianiste-accompagnatrice de la chanteuse acadienne Sandra Le Couteur. Alors étudiante en musique à l’Université de Moncton, elle commence les tournées mondiales avec le quatuor vocal Les Muses (1998-2005), puis avec le groupe Ode à l’Acadie (2004-2011).

Établie à Caraquet en 2007, elle y a fondé une école de musique. « Avant la naissance de mon fils Léo en 2014, j’avais été nommée directrice du Festival acadien de Caraquet. C’est au cours d’une rencontre avec le député libéral provincial, Hédard Albert, que je recevais la suggestion de me présenter à l’investiture de la circonscription. Ouf ! Le défi devenait entier : les déplacements à Fredericton, la garde de mon enfant et la disponibilité de mon conjoint, qui exerce le rôle de député à la Chambre des communes ! » Celle qui connaissait bien l’insécurité des jobs contractuelles s’est lancée à l’investiture de novembre 2017. « Après tout, j’ai toujours été hors de ma zone de confort… Les arts m’ont bien préparée à la politique, dit-elle. La tâche était lourde pour moi, mère d’un jeune enfant, qui ai été porte-parole de l’opposition en matière d’agriculture, de pêches, de tourisme, de culture et de patrimoine, sans oublier mon rôle parlementaire dans la promotion de l’égalité des femmes. Comme députée, je dois être au service des citoyens et citoyennes pour répondre aux besoins essentiels, comme ceux du logement, de l’emploi, de la sécurité alimentaire, auxquels s’ajoutent les cas de violence conjugale. » En dépit des engagements sept jours sur sept, elle affirme vouloir « faire avancer l’Acadie ». La députée a été nommée ministre du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture le 2 novembre 2024.

Avec le sourire, elle rappelle que les chantiers des politiques publiques et de la législation demeurent complexes et exigeants. Toutefois, pour l’élue ambitieuse, le travail parlementaire contribue à faire reculer la pauvreté, à soutenir le développement économique des régions et à améliorer la qualité de vie des citoyens et citoyennes. Elle ressent bien le bonheur de vivre dans une région rurale, mais demeure très consciente des nombreux défis — nommons le maintien des urgences des hôpitaux des régions, dont celui de Caraquet, et la continuité des investissements dans les infrastructures publiques comme les écoles. « Bien sûr, la survie de nos communautés côtières dépend d’une gestion durable de nos pêches au crabe, au homard et à la crevette… »

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