Dyane Léger

Dyane Léger

Écrivaine, poète et artiste-peintre. Une grande dame de la littérature contemporaine acadienne.

Elle se décrit comme une fonceuse-jongleuse, heureuse d’avoir une vie de famille, et surtout, d’avoir le bonheur d’en profiter, tout en gardant la création artistique au cœur de son existence. L’écrivaine a grandi dans une famille du milieu rural de Notre-Dame-de-Kent où la subsistance au quotidien était primordiale. Alors que sa mère tenait un petit comptoir postal, son père a été bûcheron, puis charpentier. « Ma vie a été enrichie par la nature, la forêt, les animaux, la mer et tous les esprits qui habitent ces lieux. » Elle se dit très fière « d’avoir été capable d’écrire, d’avoir une vie de couple, d’avoir un enfant et des chiens qui vivaient sous notre toit. »

L’auteure prolifique possède une capacité d’observation aiguë, un talent notoire pour décrire la vie humaine, et bien sûr, cette habileté remarquée de témoigner des émotions et des états de l’âme humaine. La femme de lettres est l’auteure de neuf livres publiés par des maisons d’édition du Nouveau-Brunswick, du Québec et de l’Ontario, dont six recueils de poésie. Ces écrits ont aussi été publiés dans des articles de revues littéraires et des anthologies au Canada et à l’étranger. Elle a reçu pour l’ensemble de son œuvre prix et distinctions, dont le prix France-Acadie en 1981 pour son premier livre Graines de fées (Perce-Neige, 1980).

Le Regroupement des éditeurs franco-canadiens qualifie l’auteure de figure majeure de la littérature contemporaine acadienne. Celle qui a été poussée à l’excellence scolaire par sa mère n’a jamais envisagé les métiers traditionnels reliés à l’écriture ; elle voulait devenir écrivaine, rien d’autre. Les premiers écrits de l’adolescente portaient sur l’errance, la fuite, la vie des femmes, le rêve. Toutefois, les études universitaires ont porté sur d’autres considérations pratiques. Elle a acquis à l’Université de Moncton (1972-1975) des connaissances en photographie et en arts visuels. Par l’obtention d’une bourse du Conseil des arts du Canada en création littéraire, elle en a profité pour écrire et a exploré les thèmes du cinéma et de la sémiologie à l’Université de Paris — La Sorbonne nouvelle (1984-1985). Soucieuse d’assurer sa propre autonomie financière, elle a plongé dans les études de management à l’Université de Moncton (1980-1982). Subséquemment, elle a occupé différents postes à Radio-Canada, au gouvernement du Nouveau-Brunswick et à l’Office national du film.

L’amoureuse de la vie rurale a publié en 2023 l’ouvrage Mayday aux Éditions Prise de parole. Dans cette œuvre imposante de 333 pages, elle explore les thèmes de l’impossible conciliation que vivent les mères artistes, de même que l’ampleur de la violence faite à la planète et aux gens qui tentent de la protéger. Résolument féministe, elle est révoltée contre les affres de la surconsommation, les inégalités, la pauvreté et les souffrances infligées aux peuples autochtones canadiens. Fait singulier, Dyane intègre l’ancien français, le chiac et l’anglais à ses écrits.

La créatrice se plaît à dire qu’elle a les deux pieds sur terre, les mains sur le papier et les yeux rivés sur les matchs des Canadiens de Montréal ! Les artistes suivants comblent son univers musical : Émile Benoît, Zéro Degré Celsius, les Païens, Joseph Edgar et la soprano Suzie LeBlanc… en passant par les Rolling Stones et Pink Floyd.

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