Monique Poirier
Artiste de la scène, entrepreneure et administratrice des arts
Femme déterminée, organisée et visionnaire, Monique Poirier a centré sa carrière sur le développement et le rayonnement des arts. Ses productions intégrant l’art vocal, la musique et le patrimoine acadien ont parcouru le Canada, les États-Unis et l’Europe. Née en janvier 1974, elle a connu une enfance heureuse dans un petit village francophone, Notre-Dame-de-Kent. Son père, ouvrier forestier, est devenu entrepreneur forestier. Sa mère, responsable des tâches de la maison et des deux enfants, cachait un grand talent de comédienne, jusqu’au moment, où à l’âge de 58 ans, elle montait sur la scène d’un théâtre communautaire.
« C’est au cours des vacances d’été durant les années universitaires que mon rêve de la scène prenait forme. Dès juin 1993, je suis montée sur les planches du Pays de la Sagouine. J’ai alors appris les métiers de la scène. Titulaire d’un baccalauréat en enseignement au secondaire, j’ai enseigné pendant une année sur une base militaire de la Nouvelle-Écosse et deux années dans ma région natale. Je suis retournée à l’Université de Moncton en 1999 pour étudier le droit. Toutefois, mon désir de plonger dans l’univers des arts et de la culture ainsi que ma passion pour la musique et les spectacles l’ont emporté sur une carrière en droit. Donc, dès 2000, j’ai accepté l’invitation à me joindre au quatuor vocal Les Muses, et le groupe s’est produit au Canada et en Europe jusqu’en 2005. »
« De 2004 à 2010, j’ai fait partie de la production musicale Ode à l’Acadie, soit un hommage aux auteurs-compositeurs acadiens. Nous avons réalisé des centaines de représentations, dont celles du Sommet de la francophonie qui s’est tenu à Montreux en Suisse, en 2010. » C’est en 2012 qu’elle fonda sa compagnie de production artistique et d’événements avec son conjoint, François Émond. Alors qu’elle avait prêté sa voix à bien au-delà d’une vingtaine d’albums (CD) en groupe, comme soliste ou comme choriste, elle entreprit un nouveau projet comme gestionnaire du financement de la Fondation CHU Dumont du Centre hospitalier Georges-L.-Dumont de Moncton. En 2017 l’appel du monde artistique vient à nouveau changer sa vie. Elle occupe alors différents postes de production et de gestion au Pays de la Sagouine. « La complicité avec les artistes, c’est ce qui me nourrit ! » En janvier 2022, la gestionnaire des arts et de la culture était nommée codirectrice générale de l’organisation. Depuis mars 2024, elle y occupe le poste de directrice générale et artistique.
Très fière du peuple acadien et de ses créateurs, la leader dépeint le Nouveau-Brunswick comme une terre de beauté aux paysages, aux forêts et au milieu côtier sans pareils. « C’est un privilège de pouvoir vivre à proximité de la nature. » En épilogue, la leader du milieu culturel acadien professe ici ses conseils. « Il faut faire confiance à qui on est et à ce qui nous habite. Et il faut oser créer ses propres possibilités. Les belles réalisations ne se font qu’en s’entourant de gens de qualité qui partagent nos objectifs. »