Serge Brideau

Serge Brideau

Plus grand que nature, ex-ambulancier, militant, leader du groupe Les Hôtesses d’Hilaire

Depuis la fondation en 2012 du groupe musical culte de rock alternatif, Les Hôtesses d’Hilaire, Serge Brideau en est le leader. Le collectif du Nouveau-Brunswick a signé huit albums. Les hôtesses se sont produites dans plus de 600 spectacles au Canada, en Europe, en Australie et en Louisiane. Dans ses pièces musicales, Serge s’est inspiré de son propre père, Hilaire Brideau. Eh oui, un être humain drôle, coloré, généreux, dévoué, capable de comportements inappropriés, et extraordinaire conteur. Pour Serge, un musicien, compositeur, conteur, activiste et ex-ambulancier, son père Hilaire incarne l’archétype de l’Acadien batailleur et débrouillard.

Né à Niagara Falls en septembre 1980, il a grandi dans un milieu bilingue. « Après huit ans en Ontario, nous nous sommes établis sur la terre de Pépère Brideau à Tracadie. Imaginez, l’hiver, nous allions à l’épicerie en ski-doo ! En 1996 et 1997, je suis allé travailler à Toronto, et c’est là que j’ai appris à jouer de la guitare basse avec l’aide de mes cousins. » Titulaire d’un diplôme de technicien paramédical, il a exercé le métier d’ambulancier pendant 16 ans. La recherche d’aventures l’a amené en Afrique, en Gambie et au Sénégal, où il a œuvré pour la Croix-Rouge.

Le leader musical reconnaît que la rigueur et la discipline apprises dans la maîtrise des protocoles d’urgence lui servent aujourd’hui. « En arrivant sur scène, je suis vraiment préparé, j’ai appris mes textes, je connais mes répliques et ma gestuelle. » Pour l’artiste qui partage les valeurs écologistes et sociales du Parti vert du Nouveau-Brunswick, « il est impératif d’envisager la décroissance, planifier un développement économique soutenable, limiter la surconsommation, offrir une véritable éducation en agriculture durable, réduire la pauvreté, et lutter contre l’évitement fiscal. »

« Les priorités de l’État sur la langue française doivent être partagées par tous. Il importe de dépolitiser la gestion des langues officielles et de créer un ministère des langues officielles avec une imputabilité réelle. Le besoin pour une réelle souveraineté alimentaire des régions de la province, une priorité. Il faut pouvoir accéder en tout temps, et à des coûts raisonnables, aux fruits et légumes. » En avril 2020, au début de la pandémie, il devenait préposé aux bénéficiaires à la résidence pour aînés de la communauté d’Inkerman ! En même temps, il a mené une campagne de financement en appui à un organisme de Tracadie en soutien aux femmes victimes de violence. Retenons de lui : « Mettez de côté votre ego. Pour être grand, il faut accepter d’être petit. » Au printemps 2023, le membre du conseil d’administration de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick s’est présenté comme candidat du Parti vert du Nouveau-Brunswick aux élections partielles dans la région de Bathurst.

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