Terry Richardson
Chef de la Première Nation de Pabineau Falls
Il est né en septembre 1964 dans le Nord-Est du Nouveau-Brunswick, dans la petite communauté de Dalhousie, non loin de la rivière Ristigouche et de la Première Nation d’Eel River Bar. Après l’obtention du diplôme d’études secondaires, il se joint aux Forces armées canadiennes. Jusqu’en 1988, il aura travaillé dans les bases militaires de St. Margarets au Nouveau-Brunswick et de Trenton en Ontario. Les autorités militaires l’envoient dans un programme d’immersion française au Collège royal militaire de Saint-Jean-sur-Richelieu (au Québec). Cette expérience s’est avérée fructueuse puisqu’il fera usage du français durant toute sa carrière et dans sa vie personnelle.
Au retour du conflit armé de la guerre du Golfe au Qatar au printemps 1992, il sera mobilisé dans un poste à Saint-Hubert (au Québec), puis affecté à d’autres tâches de commandement dans les provinces maritimes. Homme d’action, toujours en attente de nouveaux défis, la guerre en Bosnie en 1998 et 1999 a été une expérience marquante. Imaginez la tâche de refaire l’hôpital de Sarajevo et les ponts détruits par les bombardements. Son expérience militaire en Afghanistan a été difficile… « Je me suis sorti d’un trouble de stress post-traumatique en me précipitant dans les activités sportives et les gymnases. Cela m’a beaucoup aidé de m’investir dans mon travail. »
De 2009 à 2015, il était enquêteur pour le bureau du coroner du Nouveau-Brunswick. Riche de ses expériences de gestion de projet, en 2010, l’ancien militaire est aussi devenu agent de liaison de la mine de zinc et de plomb Cariboo (Trevali) avec le Conseil de bande de Pabineau Falls. Les expériences de vie dans les Forces armées canadiennes ont été d’une grande valeur. « J’ai pu développer des habiletés relationnelles aujourd’hui très utiles, notamment celle de traiter avec des gens d’avis différents des miens. Je garde un souvenir précieux de l’esprit d’équipe et de camaraderie. »
« C’est peut-être un souhait ambitieux, mais dans notre pays bilingue, tous devraient parler les deux langues officielles ! » Il se dit d’ailleurs très fier de ses fils, Matthieu, militaire, et Michael, ouvrier spécialisé du domaine minier, qui parlent tous les deux le français et l’anglais. Le chef ambitieux de la Première Nation de Pabineau Falls souhaite améliorer l’économie des régions du Nord du Nouveau-Brunswick par les leviers de grands projets d’envergure, et il dit envisager une révolution du secteur énergétique. « Nous devrons proposer d’autres options telles que la production d’hydrogène, le captage et stockage du carbone, la valorisation de la biomasse et même la production nucléaire à petite échelle. »
Quatre conseils du chef Richardson : « Soyez maître de votre destin et de vos choix de vie ; continuez à apprendre tout au long de la vie; restez à l’école le plus longtemps possible et maîtrisez trois langues ! »