Gabriel Robichaud

Gabriel Robichaud

Auteur, dramaturge, poète, comédien et chantre de l’identité acadienne

Dès l’enfance, le créateur prodige a plongé ses racines dans les sphères des arts, de l’écriture et de la scène. Entouré de musique, de livres, de contenus radiophoniques et nourri par les spectacles, le jeune homme aux mille créations s’est mis au jeu des acteurs et à l’écriture dès l’école primaire. Sa première pièce de théâtre mettant en lumière un univers policier a été écrite en 8e année !

L’histoire de vie de l’homme de lettres m’est racontée dans la salle à manger de sa maison victorienne de Moncton. Doué, curieux, affable et généreux, l’artiste né à Moncton en janvier 1990 se renseigne sur la vie publique par l’écoute des médias publics et indépendants. Le dialogue de l’entrevue révèle un écrivain au verbe facile et fier défenseur des valeurs humanistes et de la démocratie. Mais, d’où tire-t-il ses récits tantôt oniriques, audacieux et expérimentaux ? Serait-ce dans la vie des gens ordinaires qui n’ont pas de voix ? S’inspire-t-il des auteurs qu’il admire, les Samuel Beckett, Guy Arsenault, Georgette LeBlanc, Gabriel Garcia Marquez…? Pour le moins, ses interventions à titre de commentateur sur la place publique révèlent une culture personnelle étendue et un intérêt marqué pour les littératures francophones.

Le désir de connaître le pays est bien présent dans la vie du créateur. Dès la publication de son premier recueil de poésie aux Éditions Perce-Neige en 2011, Gabriel s’est engagé dans une croisade culturelle de plus de dix ans qui l’a mené dans les provinces canadiennes. Il a habité l’Ontario pendant trois ans et demi, et il a vécu neuf mois au Québec. Sans pouvoir discourir sur toutes les réalisations de l’auteur, du dramaturge, du poète, de l’acteur, il est juste d’affirmer que l’identité acadienne est au centre de sa création. Lors de la remise du prix Champlain (Regroupement des éditeurs franco-canadiens), le 30 janvier 2019, soulignant l’excellence de son œuvre de poésie, Acadie Road (2018), il déclarait : « Le livre se veut une réponse en évolution sur l’identité acadienne à la fois contradictoire, attachante, belle, laide, imparfaite et forte. » Il croit fermement au rôle de la création francophone et acadienne dans les écoles francophones du Nouveau-Brunswick.

Le diplômé en art dramatique de l’Université de Moncton est l’auteur de trois recueils de poésie : La promenade des ignorés (2011), Les anodins (2014), Acadie Road (2018) et de deux pièces de théâtre : Le lac aux deux falaises (2016), Crow Bar (2021). Avec l’artiste acadienne Bianca Richard, il a créé l’œuvre multiplateforme, Parler mal, prenant la forme d’un documentaire télévisuel (2023), d’une création théâtrale (2024) et d’un balado (2021), qui traite de l’insécurité linguistique. Nous entendrons certainement l’artiste engagé dans les espaces publics sur des thèmes qui lui sont chers : la lutte contre les inégalités, la répartition de la richesse, et enfin, le soutien aux secteurs des arts et de la création.

Vers le haut