Sébastien Roy

Sébastien Roy

Homme d’affaires créatif et propriétaire de la Distillerie Fils du Roy

Il menait des expériences de fermentation de sucre et de levures dans le sous-sol de la maison familiale de Caraquet. Plus tard, il élaborait des brassins singuliers, qu’il allait servir à la communauté étudiante du département d’administration des affaires de l’Université de Moncton, campus de Moncton, le vendredi soir… Sébastien Roy est un homme pleinement engagé, ambitieux, aux habiletés relationnelles remarquées. Il est pour plusieurs un exemple parfait de l’entrepreneuriat au Nouveau-Brunswick !

Pour celui qui a grandi dans une famille de la classe moyenne, l’aventure universitaire commencée en 1996 s’est terminée en 2001. « Mon premier emploi fut dans un centre d’appels. En 2001, j’étais à l’embauche du ministère du Développement local. » Il est devenu gestionnaire de programme en 2009. Son rêve d’entreprise de distillerie s’est concrétisé en 2011. Déjà en 2012, la production de spiritueux et de bières était lancée. Des missions de familiarisation dans les lieux de production de grandes maisons brassicoles étrangères et d’alcools fins l’ont aidé à développer son expertise. En 2022, la distillerie Fils du Roy de Petit-Paquetville offre seize différentes bières et douze spiritueux. Nommons un spiritueux d’absinthe, un gin aux arômes de thuya, une singulière bière de glace ou ice beer dénommée Caraquet Flyer ainsi qu’une cream ale à l’érable. Une malterie qui produit l’ingrédient de malt aux distilleries de la province s’est ajoutée à l’écosystème d’affaires.

Plutôt modeste, Sébastien attribue les réussites de l’entreprise à la discipline de travail et à l’incommensurable apport de sa famille et du personnel. Cette histoire à succès a certainement été nourrie par les aptitudes de gestion développées par Sébastien, mais aussi par ses habiletés de communication et d’écoute. « Dans ma vie de fonctionnaire (2000-2016), je me suis voué au bien-être de la population ainsi qu’aux personnes moins favorisées. »

« Ici au Nouveau-Brunswick, les occasions de création de richesse sont nombreuses. Il n’y a qu’à penser à la production d’énergie verte (solaire et éolien) et au développement des technologies vertes comme la transformation des déchets en produits à valeur ajoutée. Les projets du complexe de Belledune (port en eau profonde) illustrent nos possibilités futures : la production d’acier en fonderie, la production d’aluminium et le déploiement des énergies vertes. Dans nos administrations provinciales, les entreprises profiteraient d’incitatifs simples tels que la réduction de certaines taxes, des prêts à faible taux d’intérêt, des subventions ou du mentorat organisé. Les succès passent également par l’accès à l’éducation supérieure (université), mais aussi par le déploiement de programmes publics de formation et de perfectionnement. De toute évidence, dans nos régions acadiennes, les besoins de main-d’œuvre qualifiée devraient pouvoir compter sur l’immigration francophone. »

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