Éric Gagnon
Maire de Kedgwick et fier sylviculteur
Il possède sa propre abatteuse multifonctionnelle et ses tracteurs, et bien sûr, il réalise lui-même les travaux d’abattage, d’émondage et d’élagage. Le maire de la Communauté rurale de Kedgwick est à la fois le relationniste en chef de sa communauté et un fier propriétaire forestier qui pratique la sylviculture raisonnée ! Après avoir visité les lots de conifères et l’érablière sucrière de 4 000 entailles, on peut dire à juste titre que ses pratiques forestières reflètent son sens de l’organisation. Le résultat d’après récolte est impressionnant; c’est un peu comme une forêt enchantée, avec des sapins et des épinettes régulièrement espacés et accompagnés d’une abondante végétation de sous-bois.
Né en janvier 1969, l’homme athlétique de grande taille a été formé en récréologie et en enseignement à l’Université de Moncton de 1987 à 1991. Sportif et amant du plein air, Éric a enseigné au cycle secondaire de 1993 à 2000. L’homme d’action a été présent au Conseil municipal pendant quatre ans avant son élection en 2021. Le sens du service à la communauté est manifestement inscrit dans son ADN. D’ailleurs, jusqu’en 2015, il a géré deux entreprises de vente de pièces automobiles portant la bannière NAPA. « Avec tous mes clients, tant les individus que les entreprises, j’ai misé sur la très grande qualité du service à la clientèle, la rapidité de la livraison des produits, ainsi que la relation de confiance. L’offre de prix juste et raisonnable était également essentielle. Fiabilité, disponibilité, honnêteté, entraide, c’était ma marque de commerce. »
« Je suis préoccupé par le recul du français dans l’espace public… Plusieurs jeunes francophones pourraient préférer l’usage de l’anglais dans leur vie quotidienne, tant dans notre région qu’à l’échelle de la province. La communauté de Kedgwick, de 2500 âmes, est une « île francophone » sur la route 17, où la majorité de la population s’exprime en français. Toutefois, la maîtrise de l’anglais parlé et écrit s’avère nécessaire dans le curriculum scolaire. À l’échelle canadienne, la louisianisation des régions francophones isolées du Canada est vraiment une réalité qui doit intéresser les élus de différents niveaux de gouvernance. »
La qualité et l’efficience des programmes scolaires en matière d’enseignement du français constituent un impératif non monnayable. Le leader a rappelé plusieurs autres priorités à signifier à l’Assemblée législative. Il nomme : « l’offre de soins de santé et de services sociaux adaptés, la présence dans les communautés de réseaux de soutien et d’entraide, ainsi que l’accès à des logements pour tous, et bien sûr, pour les immigrants francophones. »
L’appauvrissement de la biodiversité des espèces fauniques et végétales est l’enjeu du 21e siècle. Il faut réinventer la foresterie pour la rendre écologiquement responsable…