Kassim Doumbia

Kassim Doumbia

Le premier maire d’origine africaine au Nouveau-Brunswick, aux commandes de la ville de Shippagan

Accueil, entraide, engagement sont des mots qui résument la vie du maire de Shippagan depuis son arrivée au Nouveau-Brunswick en janvier 2020. Né en août 1980 en Côte d’Ivoire, il a grandi au Sénégal dans une famille de six enfants. L’esprit de communauté et la générosité lui ont été inculqués par son père, officier de la marine, et par sa mère qui détient une formation en travail social.

Dès son arrivée à Moncton au milieu d’un rude hiver, il a eu comme premier geste de s’acheter des mitaines, des bottes et un parka ! Son second geste a été de trouver les moyens de s’engager dans sa nouvelle communauté. Il est diplômé en informatique de l’Université de Moncton. En 2006, il obtient une maîtrise en administration des affaires (MBA) de la même université, et il commence sa carrière à Paquetville auprès d’un organisme de développement régional. En 2008, il est agent de développement rural et sillonne les régions acadiennes. En préparation des élections provinciales de septembre 2010, il soutient bénévolement le candidat local du Parti progressiste-conservateur du Canada de sa circonscription. Il est par la suite nommé adjoint administratif du député provincial Paul Robichaud en 2010. Il a d’ailleurs créé un centre d’accueil des nouveaux venus dans la région, pour soutenir les étudiants étrangers à leur arrivée. De 2012 à 2021, le citoyen engagé était présent au conseil municipal de Shippagan. Le 25 mai 2021, il a été élu maire de Shippagan. Marié à Karine Hébert- Doumbia, le père de deux adolescentes occupe également un poste de gestionnaire au gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Personne bienveillante, il ne se gêne pas pour partager sa vision de la terre d’accueil. Il se dit très fier d’être Canadien et de vivre les valeurs progressistes véhiculées par les Canadiens et les Canadiennes. « Le pays est grand et riche. Le filet social et le respect des droits des citoyens (Charte canadienne des droits et libertés de 1982) distinguent le Canada. La qualité de la vie est balisée par les services de santé universels, l’éducation accessible à tous sans égard aux revenus, le système d’assurance emploi ainsi que les leviers d’aide aux personnes défavorisées. »

« Toutefois, la vie est dure en Acadie, exprime-t-il. Souvent, les ménages n’arrivent pas à joindre les deux bouts. Imaginez le coût de la nourriture et du carburant pour une famille de quatre ! L’accès à un logement décent et la pauvreté sont des constats alarmants aujourd’hui ! La durabilité des pêcheries et les impacts des changements climatiques sont aussi des enjeux de taille. Ces éléments doivent être au cœur des discussions et des solutions des élus. »

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