Kevin Arseneau
Enseignant, homme politique et coopérant pour la souveraineté alimentaire et l’agroécologie
Bien ancré dans la terre de son coin de pays, Rogersville, Kevin a la tête pleine d’idées… humanistes et progressistes. Le membre fondateur de la coopérative Ferme Terre Partagée, un homme de grande polyvalence, milite pour une société plus juste, plus durable et plus respectueuse des ressources de la terre. Étoile d’un mouvement politique progressiste, il prêche sur toutes les tribunes les principes d’équité, de partage, de développement durable et de reconnaissance des droits des francophones.
« Mon père, officier de la Gendarmerie royale du Canada, croyait profondément aux valeurs de justice, d’entraide et de don de soi. Ma mère, infirmière et syndicaliste, une femme audacieuse, ne pouvait rester muette devant les injustices. » En 2003, le jeune homme se dirige vers Fort McMurray (Alberta) en auto-stop. Il découvre alors le vrai visage des ouvriers et les afflictions de la société. Plus tard, il participe aux programmes de Jeunesse Canada Monde — un séjour de quatre mois au Bénin. « La pauvreté endémique de l’Afrique n’est pas sans lien avec les monopoles mondiaux, le contrôle des prix par les grandes sociétés et les oligarchies techno-agricoles… » Avant de s’engager dans les études à l’Université de Moncton en 2011, il fait mille métiers, dont travailleur forestier œuvrant au débroussaillage, vendeur d’arbres de Noël à New York, cuisinier, et employé à tout faire au Village acadien. Au cours de la même période, il jouait de la batterie et des percussions dans une formation locale. Ses lectures du philosophe brésilien Paulo Freire (Pédagogie des opprimés) l’ont certainement préparé à son futur rôle de leader politique.
En 2014, il devient coprésident de la campagne du Parti vert du Nouveau-Brunswick et il met en place la ferme Terre Partagée avec son épouse Rébeka. Cela est suivi en 2018 par la fondation de la coopérative portant le même nom. De 2016 à 2017, il occupe le poste de président de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB). En 2018, il prend la décision de représenter les Acadiens à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick. Il est nommé leader parlementaire du Parti vert en 2020. Des valeurs communes animent les interventions du représentant du peuple : le bien commun, la solidarité, la justice, le développement des communautés régionales, la saine gestion de l’environnement et la souveraineté alimentaire. Il se dit « plus révolutionnaire que réformiste ».
« Les responsabilités des élus francophones sont multiples et exigeantes. Elles s’exercent dans le contrôle de l’immigration, dans la gestion des soins de santé, dans la gouvernance de l’éducation, dans les industries culturelles et, bien sûr, dans la sauvegarde du français ! » À l’automne 2024, Kevin s’est joint au District scolaire francophone Sud (partie centre-sud du Nouveau-Brunswick) en tant qu’enseignant.