Louise Blanchard

Louise Blanchard

Maire suppléante de Caraquet, militante engagée et ancienne cheffe du Parti acadien

Elle démontre depuis plus de cinq décennies un sens du leadership et de l’exemplarité peu commun dans les sphères de la vie politique, de la culture et de l’environnement. Grande leader du peuple acadien, née en 1951 d’une mère syndicaliste, elle est agissante partout où la société a besoin de se rebâtir. Depuis le début des années 1970, les médias relatent ses gestes et ses positions partout dans l’espace acadien. Alors étudiante au baccalauréat ès arts (1969-1972) à l’Université de Moncton, elle est organisatrice d’une multitude d’événements, dont la formation du ciné-club avec son ami Jean Lanteigne. Le devenir de Louise a nettement été influencé par sa mère, Mathilda Blanchard (1920-2007). Cette dernière s’est donné le rôle de plaideuse du peuple et de leader syndicale. Elle était une avant-gardiste qui militait pour les droits des travailleurs et travailleuses, pour la défense de l’environnement, et enfin, pour la souveraineté alimentaire.

Boursière de la Fondation France-Acadie, elle étudie en arts et en enseignement à l’Université de Paris XIII de 1972 à 1975. Au cours des années 1975 et 1976, alors étudiante en enseignement à l’Université de Moncton, en pleine période d’affirmation du nationalisme acadien, elle exerce le rôle de secrétaire administrative du Parti acadien. « Avec des moyens modestes et beaucoup d’appui du peuple de l’Acadie, vingt-trois candidats du Parti acadien se sont présentés à l’élection provinciale de 1978, ainsi que dix candidats à l’élection de 1982. »

En 1979, le Parti acadien prend la résolution de constituer une province canadienne distincte ! Louise s’y engage pleinement. Elle devient alors présidente du parti au cours de la période de 1980 à 1982. Vers le milieu des années 1980, l’énergie consacrée au militantisme politique s’est transformée en faveur du soutien aux arts et à la culture dans sa région. Mentionnons, entre autres engagements, son immense contribution au Festival des arts visuels, à l’événement FestiVin, et au soutien du Centre culturel de Caraquet.

Membre du conseil municipal de Caraquet de 2010 à 2014 et de 2021 à aujourd’hui, elle exprime ses soucis quant à la survie sociale et économique de sa communauté. « La vitalité de nos communautés côtières dépend toujours de la durabilité des prises de homard, de crabe et de crevettes. Il faut s’en occuper et poser des questions ! Un soutien direct à ceux qui cultivent la terre dans une perspective de souveraineté alimentaire est essentiel. Les élus devront se pencher sur les cultures émergentes, dont celle du bleuet, de la canneberge et des petits fruits. » Elle demeure toujours engagée au combat épique pour l’autonomie des régies francophones de santé et d’éducation…

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