Nancy Juneau

Nancy Juneau

Une leader au cœur des arts et de la culture francophones au Nouveau-Brunswick et au Canada

Née à Ottawa en octobre 1954 et Acadienne d’adoption, Nancy se présente comme une militante engagée à faire rayonner les arts et la culture dans la vie des Acadiens et des Canadiens. Grande dame du milieu de la culture à la personnalité pétillante, elle jouit d’habiletés remarquées de communicatrice, de rassembleuse, de leader ! Elle a voyagé et travaillé à Haïti, aux Philippines et dans les territoires acadiens. Elle s’établit finalement en Acadie en 1977. Elle s’y est d’ailleurs mariée à un militant et acteur politique acadien.

Titulaire d’un baccalauréat ès arts de l’Université d’Ottawa et d’un baccalauréat en éducation de l’Université de Moncton (1980), elle a connu l’effervescence culturelle et sociale des années soixante et soixante-dix. Elle relate d’ailleurs l’influence positive des musiciens Calixte Duguay, Édith Butler, Angèle Arsenault, ainsi que du groupe 1755. Elle occupera de nombreux rôles publics relatifs à la révision et la mise en œuvre de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick, jusqu’en 1986. Avant de donner naissance à sa fille Arianne en 1985 et son fils Raphaël en 1988, elle avait été nommée vice-présidente du Conseil consultatif sur la condition féminine du Nouveau-Brunswick. De 1998 à 2004, elle agissait comme directrice générale de la Fédération culturelle canadienne-française (FCCC). Elle a aussi exercé le rôle de directrice générale de la Chambre de commerce de Caraquet. En 2005, elle fonda l’entreprise Point de mire.

Elle a fondé en 2015 l’organisme environnemental Imaginons la péninsule acadienne autrement. Ayant partagé sa vie avec les pêcheurs, elle se dit très sensible à la dégradation des milieux marins. « Les grandes perturbations écologiques de réchauffement des océans, d’acidification des eaux marines et de prolifération des algues engendrent des effets négatifs, globaux et profonds. Cela empoisonne la vie des gens des régions côtières et nos économies. » Elle relate ici la pêche au homard ainsi que les captures de thon, de maquereau, de poissons de fond. « Il est impératif de revoir nos modes de production et de consommation, de nous intéresser aux transports, à la gestion des déchets, ainsi qu’à la production agricole. » La gestionnaire avait été nommée administratrice au conseil d’administration de CBC — Radio-Canada, poste qu’elle a occupé de 1986 à 1991. Nancy a siégé au conseil d’administration de l’Office national du film (ONF) pour la période 2017 à 2022 avant d’être élue à la présidence de la FCCC en juin 2022.

Comme elle le répète dans les entrevues, « En francophonie minoritaire, les arts et la culture ne sont pas le dessert, main bien le plat de résistance : résistance à l’assimilation, à l’acculturation et à l’aliénation. Le secteur des arts et de la culture définit ce qu’est un peuple, ce à quoi il aspire… et il faut constater que les élus comprennent bien l’importance de financer les arts, même si les montants ne sont souvent pas suffisants… ». La gestionnaire des arts et de la culture partage le rêve de la révision de la Loi sur le statut de l’artiste. « Nous avons besoin d’une loi fédérale solide comportant des mesures concrètes, notamment une reconnaissance réelle du statut de l’artiste, un programme d’assurance-emploi révisé et un revenu garanti. »

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