Phylomène Zangio

Phylomène Zangio

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Leader reconnue du milieu communautaire pour ses actions en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes et de l’inclusion sociale des immigrants et immigrantes

Descendante de l’empire Lunda ayant régné en Angola, au Congo et en Zambie il y a des siècles, Phylomène a grandi dans la famille d’un député national de la République du Congo. Son père autodidacte pour qui l’on reconnaissait la paternité de 19 enfants était connu dans tout le pays pour ses réussites dans le monde des affaires et son influence politique. Eh bien ! La bénévole et gestionnaire de l’administration publique au réseau Vitalité possède également les attributs d’une grande leader : la volonté, l’énergie et le goût de réussir ses projets.

La décision de poursuivre des études à l’Université de Moncton n’a pas été étrangère à la présence de sa tante adorée Kafiy W. Eva, féministe. « Elle était ma mentore, et elle m’a beaucoup influencée. » Étudiante au baccalauréat en administration des affaires dès 1991, elle est devenue maman en 1993. Après l’obtention de son diplôme en 1995, elle s’est engagée bénévolement auprès de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick. « J’ai participé au congrès mondial acadien en 1995 et en 1999, ainsi qu’au Sommet de la Francophonie au Congo en 2012. Sans l’ombre d’un doute, l’Acadie était devenue mon pays, par choix et par amour. J’ai été très bien accueillie par les Acadiens. »

Elle obtenait en 1999 un emploi d’agente de l’hospitalité à l’Organisation mondiale de la francophonie. Au cours de la période de 2000 à 2016, elle exerce le rôle de coordinatrice aux communications à l’Université de Moncton. En préparation du scrutin provincial du 15 septembre 2020, elle a décidé d’adhérer au Parti vert du Nouveau-Brunswick et d’y faire campagne. La battante a été accueillie chaleureusement par les leaders verts, dont Kevin Arseneau. Engagée, visionnaire et soucieuse d’un avenir brillant pour le peuple acadien et les immigrants, Phylomène a été la première coprésidente du Forum de concertation Les voix des femmes du Nouveau-Brunswick en 2014. Elle a aussi été aux commandes de la création du Centre d’accueil et d’accompagnement francophone des immigrants du Sud-Est du Nouveau-Brunswick (CAFI). En juin 2022, elle a été nommée commissaire à la Commission des droits de la personne du Nouveau-Brunswick.

Celle qui professe l’importance d’inclure les membres de l’immigration dans toutes les communautés rappelle que les organisations acadiennes, ainsi que le gouvernement du Nouveau-Brunswick, doivent inclure les locuteurs francophones et les immigrants francophones tant dans les espaces publics que privés de la province. « Le Canada est un pays de rêve, une terre de prospérité où tout est possible pour ceux et celles qui veulent travailler fort. Il est un pays de liberté où chaque personne peut évoluer sans craindre de subir de contrainte ou de contrôle. »

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