Vicki Wallace-Godbout

Vicki Wallace-Godbout

Avocate, femme d’affaires malécite, engagée dans la région d’Edmundston

La région de Madawaska compte parmi ses leaders une femme d’affaires d’exception, vivement engagée dans le développement économique de sa ville, de sa région ainsi que de sa communauté autochtone malécite. L’avocate, née en avril 1978, est à la tête de neuf entreprises. Fille d’un entrepreneur et ancien chef malécite, elle dévoile aisément son cheminement et la fierté d’appartenir à la Première Nation Malécite du Madawaska. Cette dernière connaît un succès marqué par ses investissements dans le développement de la zone commerciale Grey Rock située aux abords de l’autoroute transcanadienne.

Dans le contexte des crises environnementales qui accablent plusieurs régions du pays, elle est à l’écoute des enjeux de protection de l’environnement et de verdissement de la production d’énergie. En collaboration avec plusieurs partenaires majeurs, elle travaille aux esquisses d’un nouvel espace commercial. Ce dernier sera doté d’un parc de stations de recharge pour les véhicules automobiles et les véhicules commerciaux, cela à l’aide d’un système complexe d’entreposage de batteries qui alimentera lesdites stations. Vicki, enfant, avait vécu des gestes d’intimidation et de racisme. Aujourd’hui, elle est convaincue des chances de réussite des Autochtones, à la condition, bien sûr, de tirer profit des outils offerts par l’école, et de travailler fort. Avec sa sœur et ses parents, la langue parlée à la maison était le français. La mère de deux enfants âgés de 13 et 14 ans a étudié la psychologie et la criminologie à l’Université St. Thomas de Fredericton. Cela a été suivi par l’obtention d’un baccalauréat en droit de l’Université de Moncton (LL. B.) en 2003. Dans un cabinet de droit de Moncton, elle a exercé sa profession pendant sept ans dans les domaines du droit de la famille et du droit des affaires.

Présente à une multitude de tribunes régionales et provinciales, elle se dit très sensible aux difficultés que vivent les minorités francophones et les autochtones, tant dans sa région que partout au Canada. Consciente du fait que son peuple malécite a perdu l’usage de sa langue autochtone parlée, elle reconnaît que la survie du peuple acadien repose sur la prévalence des droits linguistiques et sur l’accès à tous les services publics en français. « À juste titre, dit-elle, le peuple acadien réclame une gestion pleinement autonome du réseau de santé francophone. »

« Dans l’État de demain, à l’échelle de la province, du pays, je veux une gouvernance environnementale forte et un portefeuille de technologies vertes en énergie. La dynamique entrepreneure plaide aussi en faveur de l’égalité des chances pour tous, ce qui implique une redistribution de la richesse aux gens en difficulté. L’entrepreneuriat est le moteur économique majeur du maintien des emplois et de la création de nouvelles carrières dans nos régions. »

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