Simon Thériault
Jeune leader, militant et fier de son identité acadienne et canadienne
Éloquent, expressif, et excellent communicateur, le leader a une vision claire pour l’avenir des jeunes et des communautés minoritaires. Ses combats ont touché à la reconnaissance d’une identité acadienne et aux droits pour les francophones et les minorités sexuelles et de genre. À titre de porte-parole d’organismes de la jeunesse, il a plaidé pour une meilleure considération des besoins des jeunes, ainsi que pour une amélioration des échanges avec les autorités. La protection de l’environnement et la santé mentale sont aussi au cœur de ses préoccupations.
Né en mai 2003 à Grand-Sault, il a connu le militantisme étudiant à 14 ans. Après quatre années de participation aux différents comités de la Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick (FJFNB), il a été élu président en 2020, et réélu en avril 2021. De 2021 à 2023, il occupait la fonction de trésorier de la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), puis il accéda à la présidence en 2023. Dans le cadre de ses responsabilités, l’étudiant en science politique et économie à l’Université de Moncton militait pour la création d’un ministère de la jeunesse, et pour des politiques efficaces d’accès au logement. Un meilleur accès à l’éducation postsecondaire en français au Canada fut également un message transmis aux élus fédéraux. En juin 2025, le jeune leader a été élu au conseil d’administration de la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada (FCFA).
Les raisons qui guident Simon à militer pour l’épanouissement des communautés francophones en situation minoritaire sont bien simples. « Imaginez les difficultés à demander des services médicaux à un médecin, une infirmière ou un préposé de l’administration lorsqu’il ou elle ne parle pas français et qu’aucun membre du personnel à l’étage ne le parle non plus… De tels obstacles à des communications essentielles s’appliquent à une panoplie de domaines des services publics et privés… À de nombreuses reprises, je recevais les doléances de jeunes francophones de la communauté LGBTQ2+ qui ne peuvent recevoir des soins de santé essentiels dans leur langue maternelle. Ils font face à une double marginalisation ! »
Dans le cadre des travaux de la FJFNB, Simon s’est adressé aux dirigeants du monde scolaire, pour exprimer « le besoin de faire découvrir la francophonie d’ici et d’ailleurs, à l’extérieur de la salle de classe, notamment par l’entremise d’activités jeunesse. Aussi, dans leur parcours scolaire, les jeunes devraient être exposés aux grands enjeux de notre société. Ainsi, les dirigeants des établissements d’enseignement sont invités à ouvrir leurs portes aux organismes qui contribuent à l’éducation citoyenne. »
« L’omniprésence de l’anglais dans les réseaux sociaux et les nombreuses plateformes de divertissement sont clairement un frein à la valorisation du français chez les jeunes ; ainsi il est essentiel de leur assurer un meilleur accès aux contenus en français sur ces plateformes. Notre langue parlée connaît de nombreux emprunts à l’anglais. Reconnaissant le besoin d’améliorer et d’enrichir l’enseignement du français dans nos écoles, nous devons présenter aux élèves des contenus de littérature, de théâtre et de musique qui mettent en valeur la richesse des différents accents de la Francophonie. Ce message s’adresse bien sûr aux administrations scolaires et au gouvernement du Nouveau-Brunswick. »
« Les cadres budgétaires serrés ou les priorités politiques des gouvernements peuvent aisément bloquer la capacité des organismes publics à répondre aux multiples besoins des jeunes éprouvant des troubles identitaires ou d’adaptation aux réalités sociales. Les réponses aux besoins d’intersectorialité touchent notamment les jeunes d’expression française, les jeunes des minorités sexuelles et de genre, les Autochtones, les personnes racisées et les personnes handicapées. Le militantisme et la sensibilisation envers les élus sont devenus les armes des jeunes. Le défi de l’Acadie moderne sera aussi de réussir l’intégration des personnes immigrantes qui veulent vivre chez nous. Nous devrons donc nous intéresser à elles et ouvrir des espaces de dialogue en français adaptés aux personnes immigrantes, jeunes et adultes ».
En épilogue, le jeune leader dispense quelques conseils : « Soyez fiers de qui vous êtes. Osez vous affirmer. N’hésitez pas à revendiquer vos droits. Exigez l’usage du français partout où cela est possible ! »