Sue Duguay
Étudiante en droit, extraordinaire leader de la jeunesse francophone
Militante des cercles étudiants depuis l’âge de 13 ans, l’étudiante en droit à l’Université de Moncton a une vision très claire des grands enjeux sociaux, politiques et de gouvernance de sa province et de son pays. Née à Tracadie en mai 1999, elle a grandi dans une famille francophone au sein de la communauté anglophone de Miramichi. Elle a fait l’école primaire et secondaire en français. La diversité de ses engagements militants est impressionnante : mentionnons la présidence du conseil des élèves de l’école secondaire, la présidence de la Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick, la présidence de la Fédération de la jeunesse canadienne-française, et la coprésidence du Conseil consultatif jeunesse pour l’examen des services de santé mentale. La fille d’une mère machiniste et d’un père œuvrant dans le secteur automobile est titulaire d’un baccalauréat en sciences politiques de l’Université de Moncton.
« D’avoir visionné le documentaire de Martin Brault et Pierre Perreault, L’Acadie, l’Acadie ?!? (Office national du film, 1971) a changé le cours de ma vie. » Cela a été un déclencheur de son action politique en faveur de l’identité acadienne. Sue est devenue vice-présidente de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) en juin 2022. « Toujours à l’état de minorité, les francophones forment un peu plus de 30 pour cent de la population de la province. Malheureusement, le poids de ces derniers dans les lieux de décision peut être jugé faible. »
Pour la militante écoutée, le non-respect des droits du peuple acadien et francophone se voit partout dans l’espace public, comme dans les services gouvernementaux, les institutions de l’État… Elle recevait en mars 2019 le prix Leader émergent (région Atlantique) pour le bénévolat au Canada ainsi qu’une bourse pour son engagement dans la vie étudiante à l’Université de Moncton.
« Le Réseau de santé Vitalité doit demeurer un service administré par des francophones pour les francophones. À l’instar d’autres nations, on doit pouvoir sentir un engagement sérieux du gouvernement et du premier ministre. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick doit pouvoir contrôler son immigration et établir des cibles d’immigration francophone ambitieuses et réalistes. L’avenir de la Nation acadienne repose sur ces choix importants. »
« Mon amour pour le pays, cela, je ne le négocie pas ! Nos politiques fondatrices, dont la Charte canadienne des droits et libertés (1982), définissent ce que nous sommes ! Les valeurs canadiennes sont reflétées par notre tolérance et notre ouverture d’esprit communes. Les assises de notre identité canadienne sont le multiculturalisme, le respect des diverses cultures, le respect des libertés individuelles, la dualité linguistique et l’État de droit. Cet ensemble nous donne une qualité de vie extraordinaire dans un pays globalement progressiste. »