La SANB, l’Union Nationale des Fermiers et la Distillerie Fils du Roy revendiquent un plan d’urgence provincial sur la souveraineté alimentaire

En temps de crise, il est important en tant que société de se préparer à toute éventualité afin d’éviter les pires scénarios. Alors que nous connaissons actuellement des pénuries d’antiseptique, de masques et de certains médicaments, nous devons rapidement songer aux autres pénuries d’articles essentiels qui pourraient survenir d’ici la prochaine année ainsi qu’aux mesures de prévention possibles.

À cet effet, la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB), l’Union Nationale des Fermiers (UNF) et la Distillerie Fils du Roy revendiquent un plan provincial d’urgence sur la souveraineté alimentaire. En contexte de crise, il est essentiel de repenser notre système alimentaire de façon à respecter autant nos milieux urbains que ruraux, ainsi que la diversité de nos petits et moyens producteurs, non seulement au niveau de l’agriculteur, mais également de la pêche et de la transformation des aliments.

« Nous sommes chanceux qu’ici au Canada, nous avons une énorme capacité de production agricole », souligne Robert Melanson, président de la SANB. « Cela dit, notre système agroalimentaire en 2020 demeure très mondialisé et intrinsèquement relié à la production agricole des États-Unis et de l’Amérique latine. Alors que seulement 3 % des aliments sur nos tables de cuisine sont produits ici au Nouveau-Brunswick, il n’est pas farfelu de penser que nous puissions connaitre des interruptions dans nos chaines de production et d’importation alimentaire. Il est donc essentiel que la province agisse rapidement pour mettre en place un plan pour assurer la souveraineté alimentaire des citoyens et citoyennes de la province et d’éviter des pénuries dans le secteur agroalimentaire », ajoute le président Melanson.

« En ce qui concerne la sécurité alimentaire de nos citoyens et citoyennes, le temps d’agir est maintenant », exhorte Rébeka Frazer-Chiasson, présidente de l’UNF-NB. « Si jamais nous étions pour connaitre des interruptions dans notre système alimentaire en fin d’été, il sera déjà trop tard pour rectifier la situation. C’est pour cela qu’il nous faut un plan d’urgence provincial axé vers la production locale au plus tôt, alors que le temps des semences est toujours devant nous et que nous sommes toujours au début de la crise », ajoute Madame Frazer-Chiasson.

Il est également important de souligner qu’il est possible de prendre des précautions individuelles et communautaires afin d’augmenter notre sécurité alimentaire collective. D’ailleurs, Monsieur Roy — qui a récemment réorienté sa chaine de production vers la confection de savon et d’antiseptique —, souligne l’importance du jardinage, de la solidarité et de la débrouillardise en temps de crise.

« Chez nous en Acadie, surtout en région rurale, plusieurs d’entre nous s’adonnent au jardinage pour le plaisir et pour se nourrir de produit frais l’été. Dans le contexte actuel, l’agriculture à petite échelle ainsi que la conservation traditionnelle d’aliments demeurent parmi nos meilleurs outils pour augmenter notre sécurité alimentaire individuelle, familiale et communautaire », souligne Monsieur Roy. « À cet effet, il n’y a littéralement jamais eu de meilleur temps pour cultiver un jardin potager ou pour se mettre à l’élevage de la volaille ou du petit bétail, tout en appuyant nos petites et moyennes fermes par l’achat local. Rendu cet hiver, ce serait beaucoup mieux d’avoir trop de nourriture que de ne pas en avoir assez », de conclure Monsieur Roy.


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Pour de plus amples renseignements :

Éric Dow, Responsable des communications et des relations publiques 

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